De Brassens à nos jours

« Je suis de la mauvaise herbe, braves gens, braves gens, c’est pas moi qu’on rumine  et c’est pas moi qu’on met en gerbe. »

Il s’en est passé du temps depuis la chanson du bon vieux Brassens. Lui, l’esprit libre, le trublion se comparait alors à toutes ses plantes qui envahissent nos potagers et nos jardins, de manière sauvage et anarchique. Ah les mauvaises herbes ! Petites pousses de verdure honnies par des générations de jardiniers. Petits monstres de chlorophylle et de racines qui viennent menacer nos jeunes plants de tomates à peine sortis de terre. Combien de dos se sont fourbus dans la lutte sans merci contre votre présence ? Pourtant, vos invitations non désirées étaient-elles toujours déplacées ou vides de sens ? Pas si sûr.

Les mauvaises herbes en voie de réhabilitation

Même si les mauvaises herbes continuent d’être la source de quelques douleurs lombaires pour le cultivateur ou le jardinier passionné et consciencieux, nous avons fait quelques progrès dans notre façon de les percevoir. Passé le grand mirage de l’agronomie industrielle et intensive où la chimie allait tout résoudre pour nous, et en toutes circonstances, aujourd’hui, quand on a un carré de jardin à soi, elles nous embêtent, certes, encore un peu mais nous avons appris à mieux les comprendre. Oui ! Les mauvaises herbes nous parlent. Avant, on leur aurait envoyé un giclée de venin industriel bien senti sur la tête sans chercher plus avant. Aujourd’hui, nous savons que leur présence est, comme on le dit, bio-indicatrice. Autrement dit, les mauvaises herbes sont aussi un allié précieux qui peut nous expliquer comment corriger la qualité des sols pour choyer nos légumes, tout en évitant la prolifération des indésirables.

L’ignorance, mère de tous les vices

Au fur et à mesure que le respect de la terre et nos connaissances augmentent – et quand nous ne faisons pas que retrouver ce que nos ancêtres savaient et que nous avions oublié -, nous apprenons ainsi à mieux respecter ces herbes que nous nommons mauvaises. Quelquefois, certaines d’entre elles, une fois transformées s’avèrent même de précieuses aides pour le jardinier (on pense notamment au purin d’ortie). D’autres fois encore, elles finissent dans nos assiettes.

Sur mauvaise-herbe.fr, nous vous invitons à nous suivre dans l’univers de celles qui ont été le cauchemar de bien des jardiniers et qui sont, depuis plusieurs années, en train de passer (presque) en eau de sainteté. Il n’y a plus de mauvaises herbes, il n’y a plus que des plantes mal connues. Et pour peu, on n’en viendrait presque à se demander quel plaisir il y aurait encore à jardiner de beaux légumes ou de beaux fruits si quelques obstacles ne se dressaient pas devant nous.

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